Accordez-moi, Seigneur, ce vin qui est aussi nécessaire que votre précieux sang. Ce vin, sans quoi, tout ici bas est laid et maussade, ce vin qui rend la vie acceptable, et tolérables les foutus contemporains que vous m'avez données.
Léon Bloy

Ce blog se base sur les travaux de Joseph Bollery. Nous tenons à remercier tout particulièrement Emile Van Balberghe qui nous apporte très souvent de très nombreuses précisions et de très précieuses informations.

Léon Bloy, Robert de Montesquiou et LA lettre en latin

Les relations entre Robert de Montesquiou et Léon Bloy nous sont connues et sont très limitées. Nous ne connaissons l'envoi que d'un seul écrit de Bloy à Montesquiou et que de quelques courriers. Le texte de ces courriers est connu par les copies d'Henry Pinard, conservées à la BnF, et aussi par le Mentidant Ingrat et le Journal Inédit. Voici donc la liste avec les références :
  1. 9 juillet 1892. (Vente Robert de Montesquiou. Paris, Drouot, Maurice Escoffier expert, 23-26 avr. 1923, n° 331.1 : autographe ; Bloy, Journal inédit, I, 128 et 129-30 : projet de lettre en latin et lettre ; Bloy, Journal, I, 27 ; copie de la main du secrétaire, 331 - Bibliothèque Nationale de France - N.a.f. 15243 – f° 14.)

  2. 12 juillet 1892. (Paris, collection Jean-Louis Debauve : autographe ; Vente Robert de Montesquiou. Paris, Drouot, Maurice Escoffier expert, 23-26 avr. 1923, n° 331.2 : autographe ; Catalogue à prix marqués, n° 58. Paris, Degrange, 1955, n° 3568 : autographe ; Vente Daniel Sickles, 13e partie. Paris, Drouot, J. Vidal-Mégret et Thierry Bodin experts, 18 et 19 mars 1993, n° 5224 : autographe ; Bloy, Journal inédit, I, 136-7 : lettre en latin « sur papier sang de boeuf » ; Bloy, Journal, I, 30 ; copie de la main du secrétaire, 331 - Bibliothèque Nationale de France - N.a.f. 15243 – f° 15.).

  3. 13 juillet 1892. (Vente Robert de Montesquiou. Paris, Drouot, Maurice Escoffier expert, 23-26 avr. 1923, n° 330 : autographe ; Vente Henri Leclercq [alias J. Hachelle], 4e partie. Bruxelles, Palais des Beaux-Arts, Paul Van der Perre expert, 21 févr. 1948, n° 73 : autographe ; Bloy, Journal inédit, I, 137 ; copie de la main du secrétaire, 331 - Bibliothèque Nationale de France - N.a.f. 15243 – f° 12.).

  4. 14 juillet 1892. (Vente Robert de Montesquiou. Paris, Drouot, Maurice Escoffier expert, 23-26 avr. 1923, n° 331.3 : autographe ; Vente publique. Paris, Drouot, Georges Andrieux, 7 et 8 juin 1926, n° 46 : autographe ; Bloy, Journal inédit, I, 139 et 140-2 : envoyée le 15 avec un exemplaire du Saint-Graal, sans doute celui de juin-juill. 1892 contenant Le Bon Conseil ; Bloy, Journal, I, 32-3 : à la date du 15 ; copie de la main du secrétaire, 331 - Bibliothèque Nationale de France - N.a.f. 15243 – f° 17 à 24.).
Les information indiquées ci-dessus nous sont données par le Journal Inédit et Le Mendiant ingrat, qui reproduit les textes des lettres des 4 courriers, par Ralph Brauner qui travaille sur Robert de Montesquiou ainsi que par Emile Van Balberghe dans son ouvrage « En ai-je assez écrit de ces lettres, Mon Dieu ! ». 

En résumé, ces lettres nous apprennent que Bloy a demandé une aide à Montesquiou en lui proposant d'acheter la soixantaine de lettres qu'il a reçues de Jules Barbey d'Aurévilly, en se recommandant de Verlaine, que Montesquiou a déjà aidé. Il fait la demande le 9 juillet et envoie un rappel le 12.
Montesquiou décline l'offre le 13 et Bloy lui écrit alors pour le rencontrer, rencontre qui eut lieu le 13. Montesquiou « promet de [lui] chercher promptement quelqu'un qui consente » à devenir acquéreur des lettres et Bloy lui propose ses services d'enlumineurs. Il tente alors de rencontrer Emile Zola, se déplaçant jusque chez lui à Médan mais ce dernier refuse de le recevoir.
Il rentre donc à Paris et écrit la dernière lettre, très longue, à Montesquiou pour lui proposer à nouveau ses services d'enlumineurs. Cette lettre est reçue tardivement par Montesquiou qui voyageait. La réponse, datée août 92, fut envoyé de Zurich le 18 août 1892. C'est un refus. Bloy reçut cette lettre le 22 août, dût payer 50 centimes pour l'avoir. Il note ainsi dans son journal : « C'est un affable égoïste et rien de plus. Mais grand Dieu ! Il me semble que c'est un rude compte à régler quelque jour. Cette réflexion me vient que peut-être, il est l'ami de Bourget ». 

Parmi ces lettres, nous pouvons en retenir une en particulier : la lettre du 12 juillet 1892. Cette lettre est écrite en latin. C'est même l'unique lettre écrite en latin que l'on connaît de Léon Bloy, écrite par ailleurs sur papier sang de bœuf. On connaît aussi, en latin, une dédicace de Bloy à Tailhade (qui donnera lieu à un autre article prochainement) et un écrit, sa fameuse Lettre encyclique. Il commence à préparer cette lettre dès le 9 juillet, un paragraphe se trouve déjà dans son journal à cette date et le texte complet se trouve lui au 12 juillet.



Voici donc le texte de cette lettre et sa traduction quasi-complète, qui s'appuie largement sur celle de la dédicace de Tailhade qu'Emile Van Balberghe a publié (La Dédicacite, p.181) :

Parisiis 12 julii 1892.

Inclyte & solivage Comes,

Paris, 12 juillet 1892

Célèbre & solitaire Comte

Quid est quare nil mihi respondes ? Quomodo tibi non est in optatis vehementius negotium illud eximium quod suavissime, (quanquam dolenter) ante oculos tuos proposiu ?

Pour quelle raison ne me répondez-vous pas? Comment n'est-il pas pour vous, parmi les violences souhaitées, cette affaire exceptionnelle que j'ai récemment mis sous vos yeux avec amabilité (et douleur) ?

Rescribe, quaeso, ad efflagitatum singularem quo lacessivit animam tuam humilis tortor.

Répondez, je vous prie, à la demande singulière et insistante dont l'humble bourreau harcèle votre âme.

Existimatio tua praecellens in mediâ senectute poseos, sed, potissime, nobilis urbanitas viscerum tuorum, - ut divetur, - erga fratrem tuum Paul Verlaine, philomelarum in valle lacrymabili praestantissimum caput, gratis conjectionibus locum aperiebat.

Votre expérience supérieure au milieu du grand âge de la poésie, mais surtout la noble urbanité de vos entrailles, comme on dit, à l'égard de votre frère Paul Verlaine, tête éminente des rossignols dans la vallée des larmes, ouvrait l'espace à des suppositions agréables.

Reipsâ, decet te turmas optimatum antecedentem, inire misericordiam, lenitudinem, deligentiam accuratissimam in conspectu pauperum & blanditias humanitatis expletae.

Vraiment, il convient que, prenant les devants sur les foules des aristocrates, vous engagez miséricorde, douceur, attention très soutenue pour les pauvres remarquables & pour les séductions d"une humanité replète. 

Ergo nunc, recordare, obsecro, tigrinam vocem feneratoris et pericula gemmarum de quibus admonui te instanti epistola, recentiore sabbato, in aedibus tuis viae Franklin.

Donc maintenant, je vous en prie, rappelez-vous par cette présente lettre la voix rugissante de l'usurier et les périls de gemmes desquels je vous ai prévenu samedi dernier, dans vos quartiers sacrés de la rue [Benjamin] Franklin

Dignare, Domine Comes Poëta, benigniter accipere salutionem salutatoris, - extra multitudinem salutatorum, - qui dicit tibi : Salve amplius in Salvatore gentium.

Daignez, cher Maître Comte et Poète, accepter avec bonté la salutation de celui qui salue - loin de la multitude de ceux qui saluent, - et qui te dit : Salue plus amplement dans le Sauveur des nations.

Léon Bloy.

155 Rue Blomet.
Léon Bloy

155 rue Blomet.



Cette lettre vient de se vendre, hier, 7 décembre 2017, à Saintes, lors de la dispersion de la collection de Jean-Louis Debauve (1926-2016). Elle a donc les provenance suivantes :

  • Robert de Montesquiou (vente à Drouot, 23 au 26 avril 1923, n°331.2)
  • Librairie Degrange (catalogue n°58, 1955, n°3568)
  • Daniel Sickles (13 vente, à Drouot, 18 & 19 mars 1993, n°5224)
  • Jean-Louis Debauve (vente à Saintes, 7 décembre 2017, n°157)

Le Désespéré - L'exemplaire de Max Waller

Aujourd'hui (23 novembre 2017) se vendait un très bel exemplaire du Désespéré. A titre personnel, je considère que les exemplaires les plus désirables de cet ouvrage sont ceux de proches de Bloy à l'époque de la parution. On en connaît finalement assez peu, celui de Max Waller est de ceux-ci. 

Cet exemplaire était donc en vente à Nantes (Nantes Talma enchères, Vincent Cesbron consultant) avec la description suivante : 
Bloy (Léon) Le désespéré. Paris, Nouvelle librairie A. Soirat 1887. In 12° demi toile à coins, couv., conservée, 430 pp. Exemplaire enrichi d'un double envoi de Léon Bloy à Max Waller (Titre et faux-titre) [deux faux-titre en réalité, un ajouté] « à mon frère Max Waller. Ces inutiles vociférations d'un blasphémateur contre le Saint Sacrement de la Crapule ... » et de la clef du désespéré avec corrections (1 ff., contrecollé en regard de la dédicace). L'écriture parait etre celle de Léon Bloy. Rare exemplaire

 Et la photo de la dédicace que nous reproduisons ci-dessous :

Photographie interenchères


Venons en aux intérêts de cet exemplaire :

I : La clef manuscrite :


Une clef manuscrite se trouve en début d'ouvrage. L'expert indique lui-même "L'écriture parait être celle de Léon Bloy". Je pense aussi qu'il s'agissait bien de l'écriture de Bloy.


II : Le dédicataire : 

Maurice Warlomont dit Max Waller était un jeune écrivain né à Bruxelles en 1860. Il mourut jeune, à seulement 29 ans en 1889, après avoir fondé à seulement 21 ans La Jeune Belgique, journal qui lui survivra jusqu'en 1897. 

Le plus grand fait d'armes de Waller est d'avoir découvert Les chants de Maldoror du comte de Lautréamont. C'est bien lui qui a permis à l'ouvrage de sortir des tréfonds de la littérature où il était, et même s'il est certain qu'un jour il en serait sorti, c'est en publiant des extraits dans La Libre Belgique en 1885 et en envoyant des exemplaires à ses correspondants français que le livre a acquis une première notoriété, avec que les surréalistes s'en emparent.

Ainsi, Waller envoya un exemplaire à Péladan et Léon Bloy. Et donc, la première mention de l'ouvrage dans un écrit imprimé en France est dans Le Désespéré (p.35-40 de l'édition Soirat). Bloy fera aussi un article dans La Plume en 1890, premier article en France, intitulé Le Cabanon de Prométhée.
Notons que Jules Destrée, lui aussi de La Jeune Belgique, envoie un exemplaire à Joris-Karl Huysmans.


III : Les dédicaces :

La description indiquait double envoi sur le titre et faux-titre. En réalité, il y a deux faux-titres ici, chacun avec un envoi de Bloy. Les deux envois sont très proches.
Celui photographié sur Interenchères : 
à mon frère Max Waller//ces inutiles vociférations//d'un blasphémateur//contre//le Saint Sacrement de la Crapule//Léon Bloy
Celui non photographié :
à mon ami Max Waller,//ce volume de blasphèmes//contre le Saint Sacrement//de la Crapule.//Léon Bloy

On remarquera que les deux envois sont proches. La raison précise nous est donnée par Emile Van Balberghe que nous remercions à nouveau :
Bloy ayant offert un exemplaire incomplet du livre, envoie à Waller « un autre exemplaire […] avec une dédicace qui doit être à peu près identique à celle qu’[il] avai[t] écrite sur l’exemplaire défectueux » (Léon Bloy, lettre à Max Waller, Paris le 26 janvier 1887 : Jean Warmoes, Léon Bloy et Max Waller. Avec des lettres inédites, dans Bulletin de l’Académie royale de Langue et de Littérature françaises, t. 58, n° 1, 1980, 86). À la demande de Bloy, Waller renvoie l’exemplaire incomplet mais en conserve le faux titre qu’il relie en tête du second exemplaire. Cf. Georges Rouzet, Léon Bloy et ses amis belges. Liège, Solédi,   « Notre carrefour », n° 5, [1946], 37.

IV : Le nombre d'envois à Waller :

Max Waller étant décédé en 1889, il est bien évident qu'on ne connait que très peu d'ouvrages de Bloy dédicacés à Waller. 2 précisément. C'est exemplaire du Désespéré et un exemplaire du Pal, passé aux enchères le 30 avril 2014 et vendu par la librairie Saulnier ensuite.

En conclusion, cet exemplaire est très beau, l'enchère a été à sa hauteur (et même plus qu'à sa hauteur...).

Les rues Léon Bloy à travers le monde

Cet article répertorie les quelques rues Léon Bloy qui existent à travers le monde.

En France :

  • Bourg-La-Reine (92340)
  • Brest (29200)
  • Cachan (94230)
  • Fontenay-aux-Roses (92260)
  • Lagny-sur-Marne (77400)
  • Macheren (57730) - impasse
  • Notre-Dame-de-Sanilhac (24660) - chemin
  • Ozoir-la-Ferrière (77330) - allée
  • Périgueux (24000)
  • Pontault-Combault (77340)
  • Quimper (29000)
  • Saint-Cyprien (66750)

Et à l'étranger :
  • Châteauguay, Québec, Canada,
  • Ituzaingo, Buenos-Aires (Argentine)
  • La Prairie (Québec, Canada)

Colloque pour le centenaire de la mort de Léon Bloy - 8 au 10 novembre 2017

Le programme du colloque, dont nous avions parlé précédemment, est maintenant officiel. Nous vous invitons à vous rendre sur la page facebook qui lui est consacrée pour tous les détails.


Le Salut par les Juifs

Le Salut par les Juifs
Paris, Librairie Adrien Demay, 1892.




Description :
Volume in-8
IIIpp, 2 feuillets, 132pp. Couverture parcheminée.

Source :
Laquerrière et Bollery, Biblio-iconographie de Léon Bloy (12)

Remarques :

Bollery se trompe en indiquant 143 pages et non 132. Il signale aussi que les exemplaires en bel état sont rares. De fait, le papier est toujours très jauni et la couverture parcheminée a presque toujours mal voir très mal vieilli.

Sujet :

Pamphlet contre l'antisémitisme de son temps, écrit en réaction à la France Juive de Drumont parue 6 ans plus tôt. Il y défend néanmoins une certaine vision de l'antijudaïsme qui aujourd'hui n'est plus comprise (1).

Manuscrits :
/

Exemplaires remarquables :

  • Georges Rémond : envoi
  • Edmond Bigand-Kaire : envoi
  • Georges Vines : envoi sur l'édition originale et envoi sur la seconde édition (avec 2 lettres autographes signées sur ce second exemplaire).
  • Octave Mirbeau : envoi
  • Jean Carriès : envoi (exemplaire présenté sur le blog)

Rééditions :
  • Paris, Victorion et Cie, 1906.
  • Paris, Georges Crès, 1924.
  • Paris, Mercure de France, 1933.
  • Paris, Mercure de France, 1946.
  • Paris, L'Harmattan, 2008.
  • Rennes, La Part Commune, 2009.
  • Paris, Kontre Kulture, 2012.
  • Paris, Salvator, 2016.


(1) à titre personnel, j'aime beaucoup la formulation utilisée par Matthieu Giroux dans un article : antijudaïsme prohébreu.

Une sympathique lettre de Léon Bloy

Aujourd'hui se terminait une enchère internet pour un livre de Léon Bloy, Exégèse des lieux communs (nouvelle série), enrichi d'un envoi et d'une lettre à un inconnu : Charles Roguet.

Passons l'envoi pour s'intéresser à la lettre, dont voici la reproduction :



La lettre est donc daté du 23 novembre 1913. Dans cette lettre, jusqu'alors inédite (1), Bloy mentionne un courrier envoyé l'an dernier, vers cette époque. Ce courrier est connu et est daté du 2 novembre 1912. 

Roguet a donc ici recontacté Bloy, notamment pour lui signaler le livre d'Emile Rochard, Jésus selon les Evangiles. 


Cet ouvrage, comme l'indique la couverture ci-dessus est un poème approuvé par l'autorité ecclésiastique et couronné par l'Académie Française, avec une préface de Jules Lemaître.

De fait, ce livre obtint le prix Broquette-Gonin (de l'Académie Française) et fut approuvé par monseigneur Léon-Adolphe Amette. Roguet ayant signalé tout cela à Bloy fait ainsi dire à Bloy la phrase suivante, qui fait tout l'intérêt de cette lettre : 

Vous me parlez d'un livre : Jésus selon les Evangiles, poème approuvé par son Eminence arriviste Mgr Amette & cette vieille putain de Lemaître.

Voilà un intéressant avis sur ces deux personnages...


Note : 
(1) A l'heure où nous écrivons ce petit article, le volume 5 du Journal Inédit n'est pas encore publié, mais gageons que cette lettre y est indiqué et que peut-être nous trouverons plus d'information sur ce Charles Roguet. Bollery, dans l'édition en 15 volumes du Mercure de France, définit Roguet comme un correspondant de Bloy, rien de plus. Le texte de la lettre de 1912 est reproduit dans Le Pèlerin de l'Absolu.
Le 16 septembre 1916, il reçoit une lettre du cousin de Roguet, Marcel Chabin, qui lui apprend en même temps la mort de Roguet en 1914. Cette lettre est reproduite dans La Porte des Humbles.

Colloque Léon Bloy pour le centenaire de sa disparition

Appel à communication (les informations seront mises à jour au fur et à mesure de l'avancement) :
Le 3 novembre 1917 mourait Léon Bloy. Un siècle après la disparition de l’écrivain, ce colloque international, qui aura lieu à l’Université Paris-Sorbonne les 8, 9 et 10 novembre 2017, se propose de faire le bilan d’un siècle de réception de son œuvre et d’explorer les nouveaux chemins de la critique bloyenne. Parmi les axes retenus, on retiendra en particulier les propositions se rapportant


  • au positionnement de Bloy dans le champ littéraire,
  • à sa situation au sein de sa communauté spirituelle,
  • à ses amitiés et inimités, littéraires et cléricales,
  • à son rapport aux arts et aux artistes,
  • à ses avant-textes,
  • à l’intertextualité dans ses œuvres,
  • à sa poétique des genres (roman, nouvelle, historiographie, vie de saint, journal),
  • à ses rapports à l’écriture journalistique et à l’écriture critique,
  • à ses pratiques historiographiques,
  • à son style,
  • aux relations qu’il tisse entre littérature et théologie, littérature et apologétique, littérature et mystique,
  • à son imaginaire de l’espace et du temps,
  • à la « question juive » dans son œuvre et à son attitude à l’égard de l’antisémitisme,
  • à sa situation dans l’histoire des idées politiques,
  • à l’histoire de sa réception.


Les propositions de communication sont à adresser avant le 15 septembre 2016
à Pierre Glaudes : pierre.glaudes @ paris-sorbonne.fr
ou à Jean-Baptiste Amadieu : jean-baptiste.amadieu @ college-de-france.fr