Accordez-moi, Seigneur, ce vin qui est aussi nécessaire que votre précieux sang. Ce vin, sans quoi, tout ici bas est laid et maussade, ce vin qui rend la vie acceptable, et tolérables les foutus contemporains que vous m'avez données.
Léon Bloy

Le Salut par les Juifs

Le Salut par les Juifs
Paris, Librairie Adrien Demay, 1892.




Description :
Volume in-8
IIIpp, 2 feuillets, 132pp. Couverture parcheminée.

Source :
Laquerrière et Bollery, Biblio-iconographie de Léon Bloy (12)

Remarques :

Bollery se trompe en indiquant 143 pages et non 132. Il signale aussi que les exemplaires en bel état sont rares. De fait, le papier est toujours très jauni et la couverture parcheminée a presque toujours mal voir très mal vieilli.

Sujet :

Pamphlet contre l'antisémitisme de son temps, écrit en réaction à la France Juive de Drumont parue 6 ans plus tôt. Il y défend néanmoins une certaine vision de l'antijudaïsme qui aujourd'hui n'est plus comprise (1).

Manuscrits :
/

Exemplaires remarquables :

  • Georges Rémond : envoi
  • Edmond Bigand-Kaire : envoi
  • Georges Vines : envoi sur l'édition originale et envoi sur la seconde édition (avec 2 lettres autographes signées sur ce second exemplaire).
  • Octave Mirbeau : envoi
  • Jean Carriès : envoi (exemplaire présenté sur le blog)

Rééditions :
  • Paris, Victorion et Cie, 1906.
  • Paris, Georges Crès, 1924.
  • Paris, Mercure de France, 1933.
  • Paris, Mercure de France, 1946.
  • Paris, L'Harmattan, 2008.
  • Rennes, La Part Commune, 2009.
  • Paris, Kontre Kulture, 2012.
  • Paris, Salvator, 2016.


(1) à titre personnel, j'aime beaucoup la formulation utilisée par Matthieu Giroux dans un article : antijudaïsme prohébreu.

Une sympathique lettre de Léon Bloy

Aujourd'hui se terminait une enchère internet pour un livre de Léon Bloy, Exégèse des lieux communs (nouvelle série), enrichi d'un envoi et d'une lettre à un inconnu : Charles Roguet.

Passons l'envoi pour s'intéresser à la lettre, donc voici la reproduction :



La lettre est donc daté du 23 novembre 1913. Dans cette lettre, jusqu'alors inédite (1), Bloy mentionne un courrier envoyé l'an dernier, vers cette époque. Ce courrier est connu et est daté du 2 novembre 1912. 

Roguet a donc ici recontacté Bloy, notamment pour lui signaler le livre d'Emile Rochard, Jésus selon les Evangiles. 


Cet ouvrage, comme l'indique la couverture ci-dessus est un poème approuvé par l'autorité ecclésiastique et couronné par l'Académie Française, avec une préface de Jules Lemaître.

De fait, ce livre obtint le prix Broquette-Gonin (de l'Académie Française) et fut approuvé par monseigneur Léon-Adolphe Amette. Roguet ayant signalé tout cela à Bloy fait ainsi dire à Bloy la phrase suivante, qui fait tout l'intérêt de cette lettre : 

Vous me parlez d'un livre : Jésus selon les Evangiles, poème approuvé par son Eminence arriviste Mgr Amette & cette vieille putain de Lemaître.

Voilà un intéressant avis sur ces deux personnages...


Note : 
(1) A l'heure où nous écrivons ce petit article, le volume 5 du Journal Inédit n'est pas encore publié, mais gageons que cette lettre y est indiqué et que peut-être nous trouverons plus d'information sur ce Charles Roguet. Bollery, dans l'édition en 15 volumes du Mercure de France, définit Roguet comme un correspondant de Bloy, rien de plus. Le texte de la lettre de 1912 est reproduit dans Le Pèlerin de l'Absolu.
Le 16 septembre 1916, il reçoit une lettre du cousin de Roguet, Marcel Chabin, qui lui apprend en même temps la mort de Roguet en 1914. Cette lettre est reproduite dans La Porte des Humbles.

Colloque Léon Bloy pour le centenaire de sa disparition

Appel à communication (les informations seront mises à jour au fur et à mesure de l'avancement) :
Le 3 novembre 1917 mourait Léon Bloy. Un siècle après la disparition de l’écrivain, ce colloque international, qui aura lieu à l’Université Paris-Sorbonne les 8, 9 et 10 novembre 2017, se propose de faire le bilan d’un siècle de réception de son œuvre et d’explorer les nouveaux chemins de la critique bloyenne. Parmi les axes retenus, on retiendra en particulier les propositions se rapportant


  • au positionnement de Bloy dans le champ littéraire,
  • à sa situation au sein de sa communauté spirituelle,
  • à ses amitiés et inimités, littéraires et cléricales,
  • à son rapport aux arts et aux artistes,
  • à ses avant-textes,
  • à l’intertextualité dans ses œuvres,
  • à sa poétique des genres (roman, nouvelle, historiographie, vie de saint, journal),
  • à ses rapports à l’écriture journalistique et à l’écriture critique,
  • à ses pratiques historiographiques,
  • à son style,
  • aux relations qu’il tisse entre littérature et théologie, littérature et apologétique, littérature et mystique,
  • à son imaginaire de l’espace et du temps,
  • à la « question juive » dans son œuvre et à son attitude à l’égard de l’antisémitisme,
  • à sa situation dans l’histoire des idées politiques,
  • à l’histoire de sa réception.


Les propositions de communication sont à adresser avant le 15 septembre 2016
à Pierre Glaudes : pierre.glaudes @ paris-sorbonne.fr
ou à Jean-Baptiste Amadieu : jean-baptiste.amadieu @ college-de-france.fr

Soutenance d'une thèse sur Léon Bloy le 12 mars 2016

François Gadeyne soutiendra sa thèse sur Léon Bloy le 12 mars 2016 de 14h à 18h en Sorbonne (amphithéâtre Michelet, 46 rue Saint-Jacques à Paris). Le sujet retenu est  "Le Symbolisme de l'Apparition de Léon Bloy, confluent littéraire, historique et spirituel".



Le jury sera composé de Dominique Millet-Gérard, Pierre Glaudes, Richard Griffiths, Luc Fraisse et Philippe Vallin

La résurrection de Villiers de L'Isle-Adam

La résurrection de Villiers de L'Isle-Adam
Paris, A. Blaizot, 1906.



Description :
Plaquette in-8
1 feuillet faux-titre, frontispice, 2 feuillets, 32p. Impression en noir et rouge.
Tirage : 25 exemplaires sur japon à 20 francs, 1000 exemplaires sur vélin (d'Arches) à 4 francs.

Source :
Laquerrière et Bollery, Biblio-iconographie de Léon Bloy (29)

Remarques :

La page de justification diffère suivant les exemplaires vus (sur vélin), certains indiquant "N°" d'autres non. Il n'y a a priori pas d'exemplaire numéroté sur vélin. En revanche, les japon semblent numérotés.
Les exemplaires sur japon ont 2 états du frontispice.



Sujet :

Plaquette de souscription pour l'érection d'un monument à la mémoire de Villiers par Brou dans Paris. Blaizot était chargé de récupérer les souscriptions

Manuscrits :
/

Exemplaires remarquables :

  • Gwenn-Aël Bolloré : n°25/25 japon, maroquin noir, relié par Semet et Plumelle (vendu aux enchères le 12 février 2002, probablement l'exemplaire passé en vente le 10 décembre 1975). 

Rééditions :
/ (l'édition de 1906 mentionne : Cette édition ne sera pas réimprimée)

Parution de « La Belgique même s’en est mêlée, justes cieux ! » Léon Bloy et la Belgique.

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution de ce livre : 

Émile Van Balberghe, « La Belgique même s’en est mêlée, justes cieux ! » Léon Bloy et la Belgique. T. 1 : Édition des écrits sur Léon Bloy publiés de son vivant par des Belges ou en Belgique. Préface de Pierre GLAUDE. Mons, Université de Mons, Service de Communication écrite, « Travaux et documents », n° 3, 2014, 29,2 × 20,6 cm, 319 p., front., broché. ISBN 978-2-87325-084-3    
28 €+port



« C’est à ses relations belges que Bloy dut de publier La Chevalière de la mort en préoriginale dans le Magasin littéraire de Gand ; c’est à elles encore qu’il dut d’être en France le découvreur de Lautréamont – on songe aux pages inspirées qui sont consacrées au père de Maldoror dans Le Désespéré et dans Le Cabanon de Prométhée – et d’être reconnu comme un écrivain de premier ordre : Émile Verhaeren est l’auteur d’un des meilleurs comptes rendus des Propos d’un entrepreneur de démolitions et surtout du Désespéré ; Jules Destrée, quant à lui, est l’un de ceux qui a le mieux apprécié les sauvages imprécations de Bloy et l’originalité de ce « joaillier de malédictions » qui se veut l’indéfectible ami du Pauvre et de tous les pauvres. C’est dire l’intérêt de l’enquête de grande ampleur conduite par Émile Van Balberghe : en rassemblant ici les écrits consacrés à Bloy de son vivant par des journalistes et des écrivains belges, il prolonge une tradition d’études critiques qu’ont jadis illustrée en Belgique, dans des ouvrages qui ont fait date, Hubert Colleye, Léopold Levaux et Georges Rouzet. Tirant le meilleur parti des exemplaires du livre de presse de Bloy conservé à Bruxelles, aux Archives et Musée de la Littérature, Émile Van Balberghe, qui a pu disposer aussi d’autres précieux inédits, ressuscite un pan entier de l’histoire de la littérature de la fin du XIXe siècle. À travers le prisme offert par la réception des publications de Bloy, au gré de leur parution, c’est la vie littéraire belge qui renaît sous nos yeux : l’effervescence de ses revues d’avant-garde, tels L’Art moderne et La Jeune Belgique, la socialité propre à ses milieux de la presse et de l’édition, les passions contradictoires qui agitent ses cercles intellectuels catholiques, la curiosité que suscite parmi les partisans du naturalisme ou du symbolisme l’aérolithe bloyen… Les amis belges de Léon Bloy eurent assez d’humour et de sens de la dérision pour passer outre : Émile Van Balberghe, qui n’en est pas à son coup d’essai, prolonge cette tradition avec un évident bonheur. La richesse du corpus de chroniques, de chapitres d’ouvrages, de notes bibliographiques et de réclames qu’il a patiemment dépouillé, l’impeccable rigueur philologique de sa transcription et de son annotation de ces textes, son information sans faille et la bonhomie sans prétention de ses commentaires font tout le prix de ce livre, qui comble opportunément une véritable lacune. Ce document inestimable sur la fortune critique de Bloy en Belgique ne place pas seulement son auteur parmi les meilleurs spécialistes de Bloy dans son pays. Il fait espérer à ses lecteurs que paraisse prochainement la suite de ce travail magistral : la nomenclature des textes de Bloy édités entre Sambre et Escaut. » (Pierre Glaudes.)


Pour le commander : 
Benoît Galland - Librairie Trois Plumes : benoit@troisplumes.fr (diffusion pour la France. Vous serez éventuellement redirigé pour l'étranger, notamment la Belgique)

Parution de « La Dédicacite ». Inventaire provisoire des envois et dédicaces de Léon Bloy

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution de ce livre : 

Émile Van Balberghe, « La Dédicacite ». Inventaire provisoire des envois et dédicaces de Léon Bloy. Préface de Michel Brix. Mons, Université de Mons, Service de Communication écrite, « Travaux et documents », n° 4, 2014, 29,2 × 20,6 cm, 215 p., ill., broché. ISBN 978-2-87325-085-0
22 €+port


« Émile Van Balberghe nous offre ici l’inventaire le plus complet possible, à la date d’aujourd’hui, de la “dédicacite” bloyenne. Il a inclus dans ses relevés aussi bien les dédicaces imprimées que les dédicaces manuscrites, et n’a pas oublié non plus les commentaires autographes portés par l’auteur sur les photographies le représentant. En outre, il rétablit les passages qui avaient été précédemment mal transcrits (notamment dans les catalogues de vente, qui fourmillent d’erreurs de lecture) et signale toutes les précisions que l’écrivain a apportées, dans son Journal, sur chaque dédicace (date de l’envoi de l’exemplaire, copie du texte [avec variantes éventuelles], accusé de réception de l’exemplaire…). Ce repérage révèle parfois des prolongements cocasses ; ainsi, rendant compte du don à l’abbé Louis Bobard d’un exemplaire des Dernières Colonnes de l’Église ainsi orné : “De la brebis galeuse au bon pasteur“, le Journal signale : “Il [Bobard] m’a dit : Je proteste contre la brebis galeuse. Mais il n’a pas protesté contre le bon pasteur.” Léon Bloy, qui se disait le « tombeau » des éditeurs (commerciaux), donne bien du travail, après sa pro­pre mort, aux éditeurs (scientifiques). Ce travail est accompli ici avec toute la précision qu’on peut souhaiter. Émile Van Balberghe est un massorète, se serait émerveillé Claude Pichois, s’il avait pu voir les pages qui suivent. Claude Pichois aimait aussi à évoquer l’“acribie” que l’on attend de tout philologue. Il aurait ainsi salué l’acribie – qualité englobant la méticulosité, la rigueur et le scrupule – dont fait preuve Émile Van Balberghe, qui sait mieux que personne qu’en histoire littéraire aucun détail n’est négligeable et que tout doit toujours être vérifié, tant est grande la propension des éditeurs et des critiques à se tromper. On a sans doute, avec Bloy, un panorama complet des virtualités qu’offre la pratique des dédicaces. Si celle-ci est un jour reconnue comme un genre littéraire à part entière, on le devra beaucoup à Léon Bloy, et un peu également à Émile Van Balberghe. » (Michel Brix.)

Pour le commander : 
Benoît Galland - Librairie Trois Plumes : benoit@troisplumes.fr (diffusion pour la France. Vous serez éventuellement redirigé pour l'étranger, notamment la Belgique)