Accordez-moi, Seigneur, ce vin qui est aussi nécessaire que votre précieux sang. Ce vin, sans quoi, tout ici bas est laid et maussade, ce vin qui rend la vie acceptable, et tolérables les foutus contemporains que vous m'avez données.
Léon Bloy

Colloque Léon Bloy pour le centenaire de sa disparition

Appel à communication (les informations seront mises à jour au fur et à mesure de l'avancement) :
Le 3 novembre 1917 mourait Léon Bloy. Un siècle après la disparition de l’écrivain, ce colloque international, qui aura lieu à l’Université Paris-Sorbonne les 8, 9 et 10 novembre 2017, se propose de faire le bilan d’un siècle de réception de son œuvre et d’explorer les nouveaux chemins de la critique bloyenne. Parmi les axes retenus, on retiendra en particulier les propositions se rapportant


  • au positionnement de Bloy dans le champ littéraire,
  • à sa situation au sein de sa communauté spirituelle,
  • à ses amitiés et inimités, littéraires et cléricales,
  • à son rapport aux arts et aux artistes,
  • à ses avant-textes,
  • à l’intertextualité dans ses œuvres,
  • à sa poétique des genres (roman, nouvelle, historiographie, vie de saint, journal),
  • à ses rapports à l’écriture journalistique et à l’écriture critique,
  • à ses pratiques historiographiques,
  • à son style,
  • aux relations qu’il tisse entre littérature et théologie, littérature et apologétique, littérature et mystique,
  • à son imaginaire de l’espace et du temps,
  • à la « question juive » dans son œuvre et à son attitude à l’égard de l’antisémitisme,
  • à sa situation dans l’histoire des idées politiques,
  • à l’histoire de sa réception.


Les propositions de communication sont à adresser avant le 15 septembre 2016
à Pierre Glaudes : pierre.glaudes @ paris-sorbonne.fr
ou à Jean-Baptiste Amadieu : jean-baptiste.amadieu @ college-de-france.fr

Soutenance d'une thèse sur Léon Bloy le 12 mars 2016

François Gadeyne soutiendra sa thèse sur Léon Bloy le 12 mars 2016 de 14h à 18h en Sorbonne (amphithéâtre Michelet, 46 rue Saint-Jacques à Paris). Le sujet retenu est  "Le Symbolisme de l'Apparition de Léon Bloy, confluent littéraire, historique et spirituel".



Le jury sera composé de Dominique Millet-Gérard, Pierre Glaudes, Richard Griffiths, Luc Fraisse et Philippe Vallin

La résurrection de Villiers de L'Isle-Adam

La résurrection de Villiers de L'Isle-Adam
Paris, A. Blaizot, 1906.



Description :
Plaquette in-8
1 feuillet faux-titre, frontispice, 2 feuillets, 32p. Impression en noir et rouge.
Tirage : 25 exemplaires sur japon à 20 francs, 1000 exemplaires sur vélin (d'Arches) à 4 francs.

Source :
Laquerrière et Bollery, Biblio-iconographie de Léon Bloy (29)

Remarques :

La page de justification diffère suivant les exemplaires vus (sur vélin), certains indiquant "N°" d'autres non. Il n'y a a priori pas d'exemplaire numéroté sur vélin. En revanche, les japon semblent numérotés.
Les exemplaires sur japon ont 2 états du frontispice.



Sujet :

Plaquette de souscription pour l'érection d'un monument à la mémoire de Villiers par Brou dans Paris. Blaizot était chargé de récupérer les souscriptions

Manuscrits :
/

Exemplaires remarquables :

  • Gwenn-Aël Bolloré : n°25/25 japon, maroquin noir, relié par Semet et Plumelle (vendu aux enchères le 12 février 2002, probablement l'exemplaire passé en vente le 10 décembre 1975). 

Rééditions :
/ (l'édition de 1906 mentionne : Cette édition ne sera pas réimprimée)

Parution de « La Belgique même s’en est mêlée, justes cieux ! » Léon Bloy et la Belgique.

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution de ce livre : 

Émile Van Balberghe, « La Belgique même s’en est mêlée, justes cieux ! » Léon Bloy et la Belgique. T. 1 : Édition des écrits sur Léon Bloy publiés de son vivant par des Belges ou en Belgique. Préface de Pierre GLAUDE. Mons, Université de Mons, Service de Communication écrite, « Travaux et documents », n° 3, 2014, 29,2 × 20,6 cm, 319 p., front., broché. ISBN 978-2-87325-084-3    
28 €+port



« C’est à ses relations belges que Bloy dut de publier La Chevalière de la mort en préoriginale dans le Magasin littéraire de Gand ; c’est à elles encore qu’il dut d’être en France le découvreur de Lautréamont – on songe aux pages inspirées qui sont consacrées au père de Maldoror dans Le Désespéré et dans Le Cabanon de Prométhée – et d’être reconnu comme un écrivain de premier ordre : Émile Verhaeren est l’auteur d’un des meilleurs comptes rendus des Propos d’un entrepreneur de démolitions et surtout du Désespéré ; Jules Destrée, quant à lui, est l’un de ceux qui a le mieux apprécié les sauvages imprécations de Bloy et l’originalité de ce « joaillier de malédictions » qui se veut l’indéfectible ami du Pauvre et de tous les pauvres. C’est dire l’intérêt de l’enquête de grande ampleur conduite par Émile Van Balberghe : en rassemblant ici les écrits consacrés à Bloy de son vivant par des journalistes et des écrivains belges, il prolonge une tradition d’études critiques qu’ont jadis illustrée en Belgique, dans des ouvrages qui ont fait date, Hubert Colleye, Léopold Levaux et Georges Rouzet. Tirant le meilleur parti des exemplaires du livre de presse de Bloy conservé à Bruxelles, aux Archives et Musée de la Littérature, Émile Van Balberghe, qui a pu disposer aussi d’autres précieux inédits, ressuscite un pan entier de l’histoire de la littérature de la fin du XIXe siècle. À travers le prisme offert par la réception des publications de Bloy, au gré de leur parution, c’est la vie littéraire belge qui renaît sous nos yeux : l’effervescence de ses revues d’avant-garde, tels L’Art moderne et La Jeune Belgique, la socialité propre à ses milieux de la presse et de l’édition, les passions contradictoires qui agitent ses cercles intellectuels catholiques, la curiosité que suscite parmi les partisans du naturalisme ou du symbolisme l’aérolithe bloyen… Les amis belges de Léon Bloy eurent assez d’humour et de sens de la dérision pour passer outre : Émile Van Balberghe, qui n’en est pas à son coup d’essai, prolonge cette tradition avec un évident bonheur. La richesse du corpus de chroniques, de chapitres d’ouvrages, de notes bibliographiques et de réclames qu’il a patiemment dépouillé, l’impeccable rigueur philologique de sa transcription et de son annotation de ces textes, son information sans faille et la bonhomie sans prétention de ses commentaires font tout le prix de ce livre, qui comble opportunément une véritable lacune. Ce document inestimable sur la fortune critique de Bloy en Belgique ne place pas seulement son auteur parmi les meilleurs spécialistes de Bloy dans son pays. Il fait espérer à ses lecteurs que paraisse prochainement la suite de ce travail magistral : la nomenclature des textes de Bloy édités entre Sambre et Escaut. » (Pierre Glaudes.)


Pour le commander : 
Benoît Galland - Librairie Trois Plumes : benoit@troisplumes.fr (diffusion pour la France. Vous serez éventuellement redirigé pour l'étranger, notamment la Belgique)

Parution de « La Dédicacite ». Inventaire provisoire des envois et dédicaces de Léon Bloy

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution de ce livre : 

Émile Van Balberghe, « La Dédicacite ». Inventaire provisoire des envois et dédicaces de Léon Bloy. Préface de Michel Brix. Mons, Université de Mons, Service de Communication écrite, « Travaux et documents », n° 4, 2014, 29,2 × 20,6 cm, 215 p., ill., broché. ISBN 978-2-87325-085-0
22 €+port


« Émile Van Balberghe nous offre ici l’inventaire le plus complet possible, à la date d’aujourd’hui, de la “dédicacite” bloyenne. Il a inclus dans ses relevés aussi bien les dédicaces imprimées que les dédicaces manuscrites, et n’a pas oublié non plus les commentaires autographes portés par l’auteur sur les photographies le représentant. En outre, il rétablit les passages qui avaient été précédemment mal transcrits (notamment dans les catalogues de vente, qui fourmillent d’erreurs de lecture) et signale toutes les précisions que l’écrivain a apportées, dans son Journal, sur chaque dédicace (date de l’envoi de l’exemplaire, copie du texte [avec variantes éventuelles], accusé de réception de l’exemplaire…). Ce repérage révèle parfois des prolongements cocasses ; ainsi, rendant compte du don à l’abbé Louis Bobard d’un exemplaire des Dernières Colonnes de l’Église ainsi orné : “De la brebis galeuse au bon pasteur“, le Journal signale : “Il [Bobard] m’a dit : Je proteste contre la brebis galeuse. Mais il n’a pas protesté contre le bon pasteur.” Léon Bloy, qui se disait le « tombeau » des éditeurs (commerciaux), donne bien du travail, après sa pro­pre mort, aux éditeurs (scientifiques). Ce travail est accompli ici avec toute la précision qu’on peut souhaiter. Émile Van Balberghe est un massorète, se serait émerveillé Claude Pichois, s’il avait pu voir les pages qui suivent. Claude Pichois aimait aussi à évoquer l’“acribie” que l’on attend de tout philologue. Il aurait ainsi salué l’acribie – qualité englobant la méticulosité, la rigueur et le scrupule – dont fait preuve Émile Van Balberghe, qui sait mieux que personne qu’en histoire littéraire aucun détail n’est négligeable et que tout doit toujours être vérifié, tant est grande la propension des éditeurs et des critiques à se tromper. On a sans doute, avec Bloy, un panorama complet des virtualités qu’offre la pratique des dédicaces. Si celle-ci est un jour reconnue comme un genre littéraire à part entière, on le devra beaucoup à Léon Bloy, et un peu également à Émile Van Balberghe. » (Michel Brix.)

Pour le commander : 
Benoît Galland - Librairie Trois Plumes : benoit@troisplumes.fr (diffusion pour la France. Vous serez éventuellement redirigé pour l'étranger, notamment la Belgique)

Un envoi de Léon Bloy à Jean Carriès

Ce 10 août 2015 est passé aux enchères sur internet un exemplaire du Salut par les Juifs avec un envoi au sculpteur et céramiste Jean Carriès, qui eut une grande notoriété à la fin du XIXème siècle. Octave Uzanne en fit le portrait en 1897 (voir l'article du blog Octave Uzanne). Notez au passage que nous recherchons toute information sur les relations entre Léon Bloy et Octave Uzanne.



Transcription : 
à mon ami
Carriès
Ce livre d'un Ismaël catholique
« dont la main est levée contre
tous, & contre qui la main de
tous est levée ».
Léon Bloy

On sait peu de choses sur les relations entre Bloy et Carriès. Si on se réfère à La « Dédicatite », on ne connait que cet envoi à Carriès. Bloy lui a aussi dédié l'article paru dans le Gil Blas le 14 mars 1893 : Le Fossoyeur des vivants. Cet article sera repris dans Sueur de Sang la même année. 

Le Journal Inédit nous donne les indications suivantes : 
  • 18 juillet 1892 (I, 146) : « Nous voilà encore une fois sans ressources. J'imagine vers 5h d'aller chez Grasset lui demander le secours d'une idée. [...] Nous parlons de mes amis inconnus et je le prie de s'adresser pour moi à Carriès qui est en pleine prospérité et qui pourrait facilement me prêter une centaine de francs. Ce brave homme promet de faire la démarche demain matin. Il croit réussir et m'enverrait immédiatement l'argent. »
  • 19 juillet 1892 (I, 147) : « Pas de lettre de Grasset. Ce soir, il n'y a pas un centime à la maison. C'est, je crois la première fois. »
  • 20 juillet 1892 (I, 147) : « La lettre si impatiemment attendue de Grasset ne venant pas et tout manquant à la maison, je suis sorti vers 10h voir Andrieux. »
  • 21 juillet 1892 (I, 148-149) : « Télégramme de Grasset me priant de ne pas accuser Carriès qu'il n'a pu joindre encore. »
    Puis « Nouveau télégramme de Grasset m'apportant 40 fr. donnés par Carriès qui ne peut faire mieux, paraît-il. »
  • Comptes du mois de juillet 1892 (I, 157) : « 21 Carriès 40 » (jour, nom, somme due)
  • 27 octobre 1892 (I, 239) : « visite à Grasset. Je rencontre chez lui Carriès que je n'avais pas vu depuis six ou sept ans. C'est un passionné pour moi. Je lis mon article avec succès. Carriès va envoyer au Gil une demande d'abonnement motivée. »
  • 29 octobre 1892 (I, 241) : « Envoi du Salut par les Juifs à Carriès. »
  • 2 novembre 1892 (I, 245) : « Lettre de Carriès m'accusant réception du Salut. »
  • 5 décembre 1904 (III, 563) : « Lu dans le Journal un article de cet imbécile d'Hanotaux sur Carriès. Il parle naturellement de la céramique déclarant que Carriès a été le dernier, sans rémission.
    Très bizarrement l'article finit par le nom de Brou, lequel est autant céramiste que statuaire, l'idiot parlant occasionnellement de la célèbre chapelle de ce nom dans l'Eure-et-Loir. C'est étonnant comme la sottise appelle quelquefois l'éclair. »
Références :
  • La « Dédicatite », inventaire provisoire des envois et dédicaces de Léon Bloy. Mons, Université de Mons, 2014 (ouvrage mis en vente en septembre 2015).
  • Léon Bloy, Journal Inédit. Tomes I et III. Paris, L'Age d'Homme, 1996-2007.
  • Laquerrièe & Bollery, Biblio-iconographie de Léon Bloy. Paris, La Connaissance, 1935. 

La Femme Pauvre - Edition illustrée par Charles Bisson - 1926

La Femme Pauvre
Paris, Charles Bisson, 1926.  [Paris, imprimé par Louis Kaldor, 1926]



Description :
Volume in-4 en feuilles.
XXII-390pp. Couverture rempliée. Etui cartonné, pièce de titre.

Tirage unique à 115 exemplaires sur papier d'Arches, tous signés par l'illustrateur, à 1500 francs, prix porté à 2000 francs à la mise en vente.

Source :
Laquerrière et Bollery, Biblio-iconographie de Léon Bloy (18)




Remarques :
  • Cet article ne s'intéresse qu'à cette édition illustrée. L'article sur le livre est ici.
  • Bollery prend le parti de décrire "Paris, imprimé par Louis Kaldor, 1926", ici le choix a été de mettre Charles Bisson en premier comme la page de titre porte la mention "chez Charles Bisson"
  • Ce livre, s'il n'est pas le seul à être illustré (il y a Sueur de Sang qui a 3 dessins de De Groux), est le seul livre illustré de Léon Bloy.
  • L'édition fut faite sous les auspices de Gabriel Thomas (1854-1932), riche financier, amateur d'art.
  • La souscription fut faite à la Galerie Druet, 20 rue Royale à Paris, qui vendit ensuite les exemplaires non souscrits. Charles Bisson exposait ses œuvres dans cette galerie. 
  • L'étui étant assez fragile, il est souvent abîmé voire absent.
  • Le prospectus nous apprend qu'il existe 10 suites sur chine (état intermédiaire)


Exemplaires remarquables :

  • comte René Philipon : n°24. Lettre de Léon Bloy, lettre (à Philipon) et aquarelle originale de Charles Bisson, prospectus annonçant la mise en vente. Plein maroquin lilas, reliure de Yseux (vendu aux enchères le 17 décembre 2014)
  • Gabriel Thomas : n°99. Resté en feuilles sous étui. (vendu aux enchères le 12 février 2014)