Accordez-moi, Seigneur, ce vin qui est aussi nécessaire que votre précieux sang. Ce vin, sans quoi, tout ici bas est laid et maussade, ce vin qui rend la vie acceptable, et tolérables les foutus contemporains que vous m'avez données.
Léon Bloy

Parution de « La Belgique même s’en est mêlée, justes cieux ! » Léon Bloy et la Belgique.

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution de ce livre : 

Émile Van Balberghe, « La Belgique même s’en est mêlée, justes cieux ! » Léon Bloy et la Belgique. T. 1 : Édition des écrits sur Léon Bloy publiés de son vivant par des Belges ou en Belgique. Préface de Pierre GLAUDE. Mons, Université de Mons, Service de Communication écrite, « Travaux et documents », n° 3, 2014, 29,2 × 20,6 cm, 319 p., front., broché. ISBN 978-2-87325-084-3    
28 €+port



« C’est à ses relations belges que Bloy dut de publier La Chevalière de la mort en préoriginale dans le Magasin littéraire de Gand ; c’est à elles encore qu’il dut d’être en France le découvreur de Lautréamont – on songe aux pages inspirées qui sont consacrées au père de Maldoror dans Le Désespéré et dans Le Cabanon de Prométhée – et d’être reconnu comme un écrivain de premier ordre : Émile Verhaeren est l’auteur d’un des meilleurs comptes rendus des Propos d’un entrepreneur de démolitions et surtout du Désespéré ; Jules Destrée, quant à lui, est l’un de ceux qui a le mieux apprécié les sauvages imprécations de Bloy et l’originalité de ce « joaillier de malédictions » qui se veut l’indéfectible ami du Pauvre et de tous les pauvres. C’est dire l’intérêt de l’enquête de grande ampleur conduite par Émile Van Balberghe : en rassemblant ici les écrits consacrés à Bloy de son vivant par des journalistes et des écrivains belges, il prolonge une tradition d’études critiques qu’ont jadis illustrée en Belgique, dans des ouvrages qui ont fait date, Hubert Colleye, Léopold Levaux et Georges Rouzet. Tirant le meilleur parti des exemplaires du livre de presse de Bloy conservé à Bruxelles, aux Archives et Musée de la Littérature, Émile Van Balberghe, qui a pu disposer aussi d’autres précieux inédits, ressuscite un pan entier de l’histoire de la littérature de la fin du XIXe siècle. À travers le prisme offert par la réception des publications de Bloy, au gré de leur parution, c’est la vie littéraire belge qui renaît sous nos yeux : l’effervescence de ses revues d’avant-garde, tels L’Art moderne et La Jeune Belgique, la socialité propre à ses milieux de la presse et de l’édition, les passions contradictoires qui agitent ses cercles intellectuels catholiques, la curiosité que suscite parmi les partisans du naturalisme ou du symbolisme l’aérolithe bloyen… Les amis belges de Léon Bloy eurent assez d’humour et de sens de la dérision pour passer outre : Émile Van Balberghe, qui n’en est pas à son coup d’essai, prolonge cette tradition avec un évident bonheur. La richesse du corpus de chroniques, de chapitres d’ouvrages, de notes bibliographiques et de réclames qu’il a patiemment dépouillé, l’impeccable rigueur philologique de sa transcription et de son annotation de ces textes, son information sans faille et la bonhomie sans prétention de ses commentaires font tout le prix de ce livre, qui comble opportunément une véritable lacune. Ce document inestimable sur la fortune critique de Bloy en Belgique ne place pas seulement son auteur parmi les meilleurs spécialistes de Bloy dans son pays. Il fait espérer à ses lecteurs que paraisse prochainement la suite de ce travail magistral : la nomenclature des textes de Bloy édités entre Sambre et Escaut. » (Pierre Glaudes.)


Pour le commander : 
Benoît Galland - Librairie Trois Plumes : benoit@troisplumes.fr (diffusion pour la France. Vous serez éventuellement redirigé pour l'étranger, notamment la Belgique)

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